AccueilEconomieLa Fibre solidaire, un tremplin vers l’insertion et l’emploi

La Fibre solidaire, un tremplin vers l’insertion et l’emploi

Créée à Aix-en-Provence en 1999, la Fibre solidaire existe grâce à l’impulsion du Secours catholique. Une boutique a récemment ouvert dans le quartier du Panier, à Marseille. Retour sur un modèle économique précurseur.
Grâce au don de vêtements, la Fibre solidaire finance les formations de ses bénéficiaires.
D.R. - Grâce au don de vêtements, la Fibre solidaire finance les formations de ses bénéficiaires.

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Désormais, nous sommes nombreux à avoir le réflexe "ressourcerie" ou don, pour les vêtements que nous ne voulons plus. Nous aimons aussi acheter avec le sentiment de faire une bonne action. En 1999, l’idée était plutôt novatrice. Depuis plus de vingt ans, la Fibre solidaire a collecté dans les Bouches-du-Rhône des milliers de tonnes de linge et vêtements. « L’association a été créée à la demande du Secours catholique de la délégation diocésaine d’Aix-en-Provence, Arles et Istres. Nous récoltons environs 300 tonnes chaque année dans nos sept boutiques, entre Aix, Marseille, Gardanne ou autour de Pertuis », explique Nejmédine Arnouni, le directeur de l’association. Il aimerait d’ailleurs s’implanter réellement dans le Vaucluse.

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La Fibre solidaire, un centre d’insertion et de formation

« Notre mission première est de faciliter la remise en emploi durable des personnes en difficulté socioprofessionnelle. Nous signons chaque année environ 70 contrats à durée déterminée d’insertion (CDDI), dont les salaires sont financés par le Département et l’Etat. »

Mais alors, à quoi servent les recettes des ventes de vêtements en boutique ? « Les ventes financent les formations des salariés qui le souhaitent. La formation peut aller du secrétariat à chauffeur de bus ! », souligne Nejmédine Arnouni.

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Uniquement des vêtements en bon état

Les ressources collectées en boutique sont, pour certaines, remises en état dans un centre de production de plus de 500 m2, installé à Venelles (siège de l’association), ainsi que dans un atelier marseillais. « Pour faire un don, il suffit de venir aux horaires d’ouverture en boutique et déposer, non seulement vos vêtements, votre linge, mais aussi des accessoires mode. Nous acceptons les sacs, ceintures, chapeaux et autres bijoux fantaisie. Le public peut aussi les déposer dans nos ateliers de collecte et tri de Venelles et de Marseille, dans le 15e arrondissement. Nous sommes en train de repenser actuellement notre site. Tous nos points de vente et de collecte seront bientôt à jour. »

Un bel exemple d’économie circulaire, sans doute moins connu que celui d’Emmaüs, dont il faudrait se souvenir lors du prochain tri de son dressing…

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