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Maison Soulier : une boulangerie-pâtisserie engagée

Arnaud Soulier est à la tête de deux boutiques à Arles. Cet artisan mise beaucoup sur l’apprentissage. Et ses apprentis le lui rendent bien.
Même si sa boulangerie-pâtisserie pâtit de l’absence de touristes, Arnaud Soulier garde foi en l’avenir.
D.R. - Même si sa boulangerie-pâtisserie pâtit de l’absence de touristes, Arnaud Soulier garde foi en l’avenir.

Economie Publié le ,

Son grand-père, en quelques mots, lui a décrit la marche à suivre pour tendre vers le bonheur : « Il faut que tu cultives le contentement. » Force est de reconnaître qu’Arnaud Soulier semble parfaitement respecter ses conseils. Cet artisan boulanger-pâtissier ne se plaint pas, malgré la crise sanitaire qui le pénalise, comme beaucoup d’autres. « Ma boulangerie, basée dans le centre-ville, d’Arles, souffre de l’absence de touristes et de la diminution des badauds. Mais nous sommes tout de même bien lotis et s’il faut continuer à faire le dos rond, nous le ferons. »

Heureusement pour lui, il peut compter sur sa deuxième structure, en périphérie d’Arles, qui propose de la boulangerie, de la pâtisserie et du snacking. « Contre toute attente, c’est elle qui tient la société en ce moment. Le succès est réel. » Seule zone d’ombre au tableau mise en avant par cet artisan positif : « L’emploi. C’est difficile de proposer des contrats à durée indéterminée avec une situation économique incertaine. »

Modèle

Il faut dire que ce sujet lui tient particulièrement à cœur. Fier de son savoir-faire, Arnaud Soulier n’hésite pas à le transmettre aux autres. Ce chef d’entreprise embauche régulièrement des apprentis qu’il accompagne tout au long de leur formation. Il travaille également en collaboration avec la Mission locale ou des foyers d’hébergement. Il intervient aussi au sein d’institutions pour promouvoir son métier et la voie de l’apprentissage. Il a du reste été félicité en 2016 par le trophée Stars & Métiers (organisé par la Chambre de métiers et de l’artisanat) dans la catégorie « Management des ressources humaines ».

Pour lui, « le meilleur vivier d’embauches, ce sont les jeunes en apprentissage. Des personnes motivées, sur qui on peut compter. » Il sait de quoi il parle puisqu’il vient lui aussi de l’apprentissage. Une de ses plus grandes fiertés ? Salif, un jeune issu d’un foyer qui est venu travailler chez lui. « Il parlait peu le français et avait un passé difficile. Il a travaillé sans relâche, a appris le métier. Il est devenu meilleur apprenti des Bouches-du-Rhône et a terminé à la sixième place au concours national. C’est un modèle pour tous les apprentis. »

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